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1 – L’arrivée de nouveaux sponsors

La crise a mis à genou de nombreuses entreprises. Mais elle a également profité à certains secteurs d’activité : les entreprises du numérique, de la santé, la grande distribution, le secteur de l’ameublement et les sociétés proposant des solutions de livraison. Les entreprises de ces secteurs déjà sponsors dans le sport devraient poursuivre et intensifier leurs investissements. Les autres devraient devenir de nouveaux clients pour les acteurs du sport. Des clients avec de nouvelles attentes et de nouveaux besoins que les ayants droit devront appréhender. De manière globale, l’étude menée par Nielsen montre que les entreprises chinoises devraient s’affirmer comme des acteurs incontournables du sponsoring sportif sur les 10 prochaines années.

2 – La force d’influence des sportifs

Grâce aux réseaux sociaux, les sportifs sont aujourd’hui en mesure de maitriser leur marque et délivrer leurs propres messages. Ils sont capables de créer un lien authentique et durable avec leurs fans. Sur les 12 derniers mois, de nombreux athlètes ont pris position pour dénoncer les inégalités et défendre des causes. Ils se sont engagés. Livrés. Parfois, mis en danger. Cet engagement a trouvé un formidable écho auprès de leurs communautés qui ont adoré. Car c’est ce que les fans attendent aujourd’hui de leurs idoles. Qu’ils s’impliquent. S’engagent. L’influence des sportifs sur les réseaux sociaux en est décuplée. Et les marques qui les soutiennent en profitent largement puisque l’étude de Nielsen montrent que les publications des athlètes sur les réseaux sociaux génèrent 63% d’engagement en plus pour leurs sponsors par rapport aux autres contenus.

3 – L’éclatement du modèle de diffusion

Il y a quelques années encore, le sport se consommait presque exclusivement en direct et à la télévision. Aujourd’hui, avec le développement des nouvelles technologies, les fans consomment le sport sur de multiples canaux et dans de nombreux formats. Pour les sponsors, attirer l’œil et l’attention des fans est donc plus complexe. Car si les audiences du sport, aussi bien à la TV que sur Internet augmentent, elles sont maintenant plus éclatées. Plus qu’une contrainte, il faut y voir une opportunité pour les marques, mais aussi pour les ayants droit de mieux cibler les audiences. Pour les sponsors, il devrait en résulter une efficacité accrue de leurs investissements. Et pour les organisateurs, une segmentation de leur offre pour offrir un plus large panel de services.

4 – L’émergence du virtuel

Cette pandémie prendra fin un jour. Les fans reviendront dans les stades. D’abord de manière progressive. Puis à 100%. Pour autant, tout ne redeviendra pas comme avant. Et ce n’est peut-être pas un mal. Les solutions développées durant la pandémie pour répondre à la contrainte des compétitions annulées ou jouées à huis-clos devraient rester d’actualité dans le monde d’après. Ces avancées ouvrent de nouvelles perspectives pour le sponsoring. Que l’on parle de billetterie virtuelle (pour monétiser son audience dans le monde entier), d’événement virtuel (24 Heures du Mans virtuels) ou encore d’Esport, la technologie et l’innovation ont permis au sport de survivre à la crise et de créer de nouveaux supports de consommation pour les fans.

5 – La transformation du sponsoring…

Des outils de communication vers des outils de marketing. C’est le dernier point, mais peut-être le plus important. La crise sanitaire a modifié l’approche des marques envers le sponsoring et l’évaluation de son efficacité. Aujourd’hui, les annonceurs sont pragmatiques. Ils attendent du sponsoring qu’il ait un impact visible et mesurable sur leurs ventes.